Comment soigner la DMLA ?


La DMLA est une maladie chronique, d'évolution progressive, lente dans la forme atrophique, souvent rapide dans la forme exsudative. L'évolution est d'autant plus grave que la maladie atteint souvent les deux yeux.
Un des moyens les plus sûr d'éviter une cécité causée par la DMLA est de prévenir cette maladie, il existe plusieurs moyens permettant de la retarder. 
Il est essentiel de dépister la DMLA dès les premiers signes et de confier le patient à un ophtalmologiste spécialiste de la rétine. Il existe plusieurs sortes de traitements permettant aux personnes atteintes de DMLA d'avoir une meilleure vision, ils sont attribués en fonction de la forme de DMLA qu'elles possèdent.


1. Prévention


Comme son nom l'indique, la DMLA est une dégénerescence de la macula qui arrive avec l'âge, cette maladie est donc inévitable. 
Cependant, une étude a montré que les fumeurs avaient un risque accru de développer la maladie et également de la développer dix ans plus tôt. Donc un moyen d'éviter la DMLA, ou de la retarder est de ne pas fumer.

Mais il y a également la lutéine et la zéaxanthine qui forment, à eux deux, un antioxydant très efficace contre la DMLA, ils sont très présents dans les pistaches. Ce sont les seuls caroténoïdes présents presque exclusivement et en grande quantité dans la macula, ils constituent le pigment xanthophylle maculaire. Présent au centre de la macula, le pigment xanthophylle protège les cônes contre les longueurs d'onde courtes, les plus toxiques pour la rétine. Manger des aliments à base de lutéine et de zéaxanthine peut donc permettre une prévention de la DMLA.

Enfin pratiquer une activité physique régulière peut aussi diminuer le risque d'avoir une DMLA car cela ralenti les effets de l'âge sur la santé des yeux et permet en même temps de réguler le poids, le surpoids étant la deuxième principale cause de DMLA après le tabac.

2. La forme atrophique ou forme sèche

Il n'existe actuellement aucun traitement médical ayant démontré son efficacité dans la forme atrophique de la DMLA. Cependant, lorsque la baisse de l'acuité visuelle est sévère, doit être proposé au patient une « rééducation basse vision », associée à la prescription de systèmes grossissants (loupes, télé-agrandisseurs), elle permet dans certains cas de récupérer une vision de près autorisant à nouveau la lecture.

Difficile pour le patient dont elle nécessite une forte motivation, elle impose la coopération entre ophtalmologiste, orthoptiste et opticien, et parfois l'aide d'autre disciplines, notamment ergothérapeutes et psychologues.

 
3. La forme exsudative ou forme humide

a. La photocoagulation au laser

Elle ne peut être réalisable qu’en cas de néovaisseaux maculaires mais restant extra- fovéolairesla photocoagulation entraînant sinon une destruction des cônes fovéolaires et un scotome central immédiat et définitif avec baisse d’acuité visuelle sévère. Dans ces cas favorables, le traitement, tout en respectant la fovéola, permet la réapplication du décollement de rétine maculaire, une disparition des métamorphopsies et une préservation de l’acuite visuelle. Les néovaisseaux extra-fovéolaires, accessibles à ce traitement, ne représentent malheureusement qu’une minorité de cas.

La photocoagulation consiste à effectuer une brûlure localisée afin de détruire les néovaisseaux. Mais ce traitement ne peut être appliqué qu'aux formes visibles de DMLA de forme humide, car, les néovaisseaux doivent être complètement détruits afin qu'il n'y ait pas d'aggravation des lésions.
Il s'agit du traitement le plus utilisé dans le cas de DMLA exsudative visible. 


b. La photothérapie dynamique (PDT)


Dans le cas de néovaisseaux rétro-fovéolaires, inaccessibles à une destruction directe par photocoagulation au laser, différents traitements peuvent être proposés, notamment la photothérapie dynamique.


Elle est réalisée en plusieurs étapes :


  • On injecte une ampoule de Visudyne™ (verteporfine) au patient, ce colorant va se fixer électivement sur l'endothélium des néovaisseaux rétiniens (1+2)
  • Le rayonnement du laser va entraîner une réaction biochimique au niveau de l'endothélium des néovaisseaux, et ainsi provoquer la thrombose des néovaisseaux (3)





 

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